Ti soleil & Cie

Vous raconter tout et rien, mes envies, leurs exploits et la vie avec un enfant différent.

24 septembre 2008

Le temps est venu...

   

blog2...pour nous deux de se séparer quelques heures par jour.

Ça n'a jamais été facile et tu ne fais pas exception. Il semblerait que je dope mes gamins aux câlins et bercements, ce qui ne facilite pas le sevrage !

Toi qui passais de merveilleuses nuits, tu n'en n'as plus fait une complète depuis deux semaines. Et que dire de ton appétit...

Mais peut-être est-ce dû à cette otite qui vient de percer ? Trois fois, je suis retournée chez le docteur la semaine dernière, il n'avait rien remarqué...

Vivement que tout ces petits tracas se tassent. Heureusement, ça ne semble pas te freiner dans tes progrès. J'avais oublié à quel point un enfant "ordinaire" évolue rapidement !

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08 août 2008

Mère indigne

 

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22 juillet 2008

Baptême

Notre reporter a décollé pour le Vietnam dès l'aube du lendemain (n'est-ce pas papy ;-) mais j'ai quand même quelques photos.

Admirez les dragées (merci parrain et marraine !!!)...

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...et l'application avec laquelle Simon lit son intention ;-)

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02 juin 2008

Quand les nuages s'éloignent

 

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10%

Même si je l'avais acceptée, cette probabilité assénée par la généticienne avant même ta conception, restait tapie dans un coin de ma tête. Et de temps en temps, elle venait m'enquiquiner...

Envolée l'insouciance de mes deux précédentes grossesses, celle-ci aura été moins sereine. Tes coups de pieds se faisaient-ils moins insistants que la crainte d'une hypotonie commençait à poindre.
Comment allais-je gérer les premiers mois ? Te laisser grandir à ton rythme sans guetter les "signes" ?

Pour autant, je n'avais pas souhaité effectuer de Triple Test ni d'amniocentèse. Tu étais déjà dans mon cœur. Finalement, un deuxième petit soleil, était-ce si grave ? Luca nous apporte tellement.

Et puis tu es arrivé. Différent. Physiquement. Plus calme.
Si j'ai tout de même vécu une nuit d'angoisse à la maternité, impuissante à apaiser tes pleurs* (probablement liés à des problèmes de digestion lors de la montée de lait), j'ai rapidement eu l'intuition de ta "normalité".

Depuis quelques jours, tu te retournes du ventre sur le dos, tu prends de plus en plus de plaisir à communiquer, à rire, tes gestes se font plus précis... Alors oui, on peut dire que les nuages se dissipent même si le ciel ne sera vraiment bleu que lorsque tu tiendras assis**.

 

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* Bébé, Luca était inconsolable.
** Luca n'a tenu assis que passé un an. C'est ce qui nous a alerté.

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15 mai 2008

Retenir le temps

DSC_6042C'était la dernière fois que je les repassais... Ils n'iront plus au grenier en attendant "le prochain".

Mon bébé grandit trop vite à mon goût.

Retenir le temps, profiter encore et encore de la douceur de sa peau quand il enfuit sa tête dans mon cou.

 

De savoir que ces petits pyjamas connaîtront bientôt une quatrième vie me console un peu...

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07 mai 2008

Clandestin

A la demande de Tulipette, un petit zoom sur notre clandestin...

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24 avril 2008

Première nuit

Encore à moitié endormie, je jette un coup d'œil au réveil ce matin : 7h10. Je ne me souviens pas m'être réveillée cette nuit ??? J'espère qu'il ne lui est rien arrivé... Je me raisonne, il n'y a pas de raison... Effectivement, un petit cri me confirme alors qu'il va bien et qu'il a faim !
 

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Ce serait sympa s'il me laissait encore dormir cette nuit et les suivantes !


Message édité le 27/04 : Fin de cet insoutenable suspens. Julien n'a plus réédité son exploit...
 

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07 avril 2008

Il me fait déjà marcher... ;)

...du salon à la cuisine et de la cuisine à la chambre. Pitipiou s'endort au rythme de mes pas. Oui mais voilà, les kilomètres parcourus ont eu raison de mon pied. Direction hôpital ce matin : c'est une tendinite au talon qui m'enquiquine depuis 4 jours.

blog

Mon bébé, il va falloir t'habituer à rejoindre Morphée d'une autre manière (du moins provisoirement).

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08 mars 2008

A Julien

Récit de ta naissance

19 février 2008. Boulot oblige, ton papa est parti en Allemagne pour la journée. Le terme est prévu pour le 23, il ne faudrait pas que tu arrives en son absence. J’essaie de bouger le moins possible mais il faut quand même aller conduire et rechercher tes frères à l’école, faire les courses, se rendre chez la kiné avec Luca,...

Heureusement, tout a l’air calme de ton côté. Depuis cette fausse alerte, il y a deux nuits, tu sembles avoir changé d’avis. Tout compte fait, on n’y est pas si mal dans cette bulle aquatique. Les précédents locataires avaient d’ailleurs eu beaucoup de mal à la quitter*. Ce qui, jusqu’ici, faisait dire à ton papa qu’il n’y avait pas de raison que tu ne suives pas leur exemple.

Pourtant, quand il rentre ce soir à la maison, il met ses mains sur mon ventre, il en est
certain : « C’est bien, Julien m’a attendu. C’est pour cette nuit, je le sens. »

Un dernier petit coup d’huile sur le parquet de ta chambre tout juste terminée et il s’équipe pour son jogging du mardi. Il est un peu plus de 21h. « Je prends mon GSM et au cas où, tu n’auras qu’à me rejoindre en voiture ». Je doute fort de pouvoir conduire « au cas où » comme il dit et encore moins de pouvoir le localiser facilement. Mais je ne dis rien, je ne ressens absolument pas l’imminence de notre rencontre.

Fatiguée, je vais me coucher le sourire aux lèvres... Ton papa aura-t-il raison ? La réponse ne se fait pas attendre. Je sens (ou j’entends ?) une sorte de claquement : la poche des eaux vient de se rompre. Il est 22h20.

Mais comment vais-je descendre pour le prévenir ? Au moindre mouvement, le liquide amniotique continue de s’écouler. J’empoigne le premier coussin venu et le cale entre mes jambes. Je dévale les escaliers. Zut, le répondeur... Heureusement, j’arrive à contacter papy qui doit venir garder les « grands ». Il arrive !

Le temps de me rafraîchir, ton papa est enfin joignable.
- Moi : « Ca y est ! »
- Lui : « Ca y est quoi ? »
- Moi : « J’ai perdu les eaux... »
- Lui : « Waouhh, je suis à 2 minutes ! »

Je l’attends. Je tremble comme une feuille. C’est incontrôlable. L’émotion sans doute.

Les contractions ont commencé. Je n’ai aucune idée de l’urgence de la situation et l’hôpital est à plus d’une demi-heure.

Ton papa rentre enfin et me lance joyeusement : « Je l’avais dit ! J’avais senti que c’était pour ce soir ! Cool ! Je file prendre ma douche et on y va ! »

Il est 22h45 quand on démarre en laissant les clefs dans la boîte-aux-lettres. Papy ne devrait plus tarder. Un coup de fil en chemin pour s’en assurer nous le confirme. « Julien m’a attendu ! » lâche alors ton papa. Sans s’en rendre compte, il vient d’annoncer ton prénom, jusqu’ici resté confidentiel.

Mon ventre se durcit régulièrement mais je suis calme, sereine. Je me sens bien. Il fait nuit et les rues sont désertes. J’ai l’impression surréaliste de voler vers notre rendez-vous.

On trouve facilement une place de parking à côté de l’hôpital, ensuite direction « quartier d’accouchement » au 3ème étage. On sonne... Pas de réponse... On insiste... Est-on au bon endroit ? Au bout d’une dizaine de minutes, une femme corpulente d’origine africaine fait enfin irruption dans le couloir. « Suivez-moi. » nous dit-elle dans un large sourire.

Elle m’installe dans une chambre de travail et envoie ton papa remplir les formalités d’inscription. Et si j’accouchais pendant qu’il est à l’accueil ? Elle ne m’a pas encore examinée, je suis peut être presque à dilatation complète ? Je me rassure en me disant qu’elle doit avoir l’habitude. Elle juge probablement que les contractions ne sont pas encore assez fortes. Pourtant, elles sont bien là, régulières et de plus en plus douloureuses.

Quand Joséphine - c’est comme ça que la stagiaire l’a appelée – regarde enfin où en est le col, elle annonce « 3 cm ». Elle me demande si je souhaite la péridurale. Au souvenir de mes deux premiers accouchements, je réponds « oui » sans hésiter. « Je vais prévenir l’anesthésiste. Comme c’est un 3ème bébé, il vaut mieux la faire rapidement. On ne sait jamais. » me dit-elle alors.

20 février 2008. Vers 1 heure du matin, l’anesthésiste est prêt. Entre temps, ton papa est à nouveau à mes côté. Il assiste à l’injection du produit dans mon dos. Assise en tailleur pour faciliter l’opération, il est important que je reste immobile... entre deux contractions. Je n’aime pas cette position, je me fais l’effet d’une baleine. Mais l’heure n’est pas à jouer les coquettes même si je sens le regard de mon amoureux. D’ailleurs, il me rassure : c’est normal, je suis enceinte.

« Voilà, vous en avez pour 2 à 3 heures de tranquillité ensuite, dès que vous sentez à nouveau la douleur, vous appuyez sur le bouton.»

Le col est à 4 cm.

Une longue nuit nous attend certainement. On s’installe. A ma demande, ton papa met le CD de Raphaël et s’assoupi assis sur une chaise à côté de mon lit. Je n’arrive pas à faire de même. L’adrénaline.

Et puis subitement, l’envie de pousser. Déjà ? Ce n’est pas possible ! Un coup d’œil à ma
montre : à peine une heure s’est écoulée depuis la pose de la péridurale ! Pas de doute, tu es là, je sens la pression de ta petite tête.

J’appelle la sage femme : « Vous êtes à 9 cm ! C’est pour maintenant. Je vais prévenir votre gynécologue.»

Ton papa, lui aussi surpris par l’enchaînement des évènements, est bien réveillé maintenant. Il me tient la main. Je me remets à trembler. Je claque des dents tandis que tu te fraies un passage vers notre monde. C’est la dernière ligne droite. Je sais que je vais bientôt pouvoir te tenir dans mes bras !

Après vérification, la gynécologue déclare : « Il descend tout seul ce bébé ! » Elle demande mon transfert en salle d’accouchement.

Les dernières poussées sont relativement douloureuses mais la péridurale aidant, je suis pleinement consciente de tout ce qui se passe : la présence rassurante de ton papa et son émotion, les consignes de Joséphine pour pousser « comme il faut », l’ambiance feutrée de la pièce.

La gynécologue a éloigné la lampe scialytique. J’apprécie son souci de ne pas t’aveugler lorsque tes yeux s’ouvriront pour la première fois à l’air libre.
Elle demande alors à ton papa de se laver les mains. « Aidez-moi à sortir votre bébé » lui dit-elle. Elle place ensuite ses mains sur les siennes et le guide doucement pour sortir ta tête. « Relevez-la maintenant... Voilà... »
A mon tour d’intervenir : « Madame, vous pouvez le prendre ». Mes mains sous tes aisselles, je n’ai plus qu’à te glisser sur mon ventre. Le temps est suspendu... comme les aiguilles de l’horloge sensée indiquer l’heure exacte de ta venue au monde.

Papa coupe le cordon, il est 2h44 à sa montre. Bienvenue Julien !

La douleur a maintenant totalement disparu et je savoure ce moment prolongé de peau à peau. Ton petit corps sur le mien, petite boule humide et douce, la chaleur de ta tête dans mon cou...  Ma bouche caresse le duvet soyeux de tes cheveux mouillés. Un bonheur intense m’envahi et me noue le ventre.

Je regarde ton papa. Je lis dans ses yeux que l’émotion est partagée.  « Il est beau... », lui dis-je. Il acquiesce, lui aussi te trouve magnifique. Avec tes cheveux auxquels le vernix donne un aspect foncé et ondulé, tu es différent de nos deux premiers blondinets.

Au bout d’environ une demi-heure, toujours collé à moi, ta bouche commence à chercher mon sein. Mais il vaut mieux t’aspirer au préalable et Joséphine, suivie de ton papa, t’emmène dans la petite pièce jouxtant la salle d’accouchement. Tu me manques déjà...

Quand tu reviens, tu portes la petite tenue que j’avais soigneusement préparée il y a déjà quelques semaines. C’est ton papa qui t’a habillé.

Il est maintenant temps de regagner notre chambre, temps de se retrouver à trois. Cette fois, lové dans mes bras, tu peux téter sans crainte d’être interrompu... Ce que tu feras d’ailleurs pratiquement le reste de la nuit.

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* Simon et Luca sont tous les deux nés une semaine après terme.

Posté par ti soleil à 09:27 - 03 - Pitipiou - 20.02.2008 - Commentaires [17] - Permalien [#]

25 février 2008

Séance photo à la maternité

Merci pour tous vos messages à l'occasion de la naissance de Julien !

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Certaines photos sont un peu floues mais j'évite le flash pour les nouveaux-nés.

Posté par ti soleil à 14:30 - 03 - Pitipiou - 20.02.2008 - Commentaires [26] - Permalien [#]



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