Depuis quelques jours, je surveillais la météo et mes craintes se concrétisaient : il allait faire CHAUD.  Mais après un an d'entraînement et un dossard décroché à l'arrachée, je devais faire cette course mythique !

cinquantenaire

Après avoir suivi à la lettre les derniers conseils de JC et fait le plein de glucides - un plat de pâtes sans accompagnement 3 heures avant la course -, je me retrouve dans le box n°2, prête physiquement et surtout mentalement !

Au milieu des 27.299 autres joggeurs, la musique du Boléro de Ravel envahi l'espace et mes tripes. Impressionnant !

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Un coup de canon et je comprends que le chrono a démarré. Box après box, on s'élance dans la capitale.

Dans un premier temps, la foule compacte ne permet pas vraiment de courir mais dès que j'en ai l'occasion, je tente l'accélération. Ce n'est pas malin, je le sais, mais l'adrénaline est là... et le soleil aussi. A ce rythme, je me grille littéralement. Je n'ai encore couru que 5 kilomètres et je me demande comment je vais tenir le coup !

 

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Je m'accroche à ma bouteille d'eau que je remplace dès qu'un point de ravitaillement me le permet. Ce qui inévitablement me cause quelques soucis : pas évident pour nous les femmes de trouver un endroit discret pour une pause technique. Ouf, le Bois de la Cambre !

Progressivement, les forces reviennent, je me sens mieux même si les conditions sont assez difficiles. A plusieurs reprises, je sens d'autres pieds s'entremêler aux miens. Boulevard du Souverain, ce sont des milliers de bouteilles de boisson énergisante qui jonchent le sol, il faut les éviter et manifestement un coureur n'y est pas parvenu. J'entends la sirène de l'ambulance qui l'emmène.

Le boulevard est long mais je le connais par cœur, je le fais presque tous les jours en voiture. J'enfile les kilomètres, j'en ai déjà 16 dans les jambes quand un petit coup de mou se fait à nouveau sentir. Peut-être l'approche de la fameuse  montée de l'avenue de Tervueren ? Surtout ne pas s'arrêter, surtout ne pas s'arrêter,...  je ne repartirais pas.

De savoir Laurent et les enfants au KM18 me motive... Cette montée n'est pas si terrible finalement. Je les aperçois et un "peu" plus loin : l'arrivée ! J'en oublierais presque mes orteils douloureux. Je fonce. Enfin j'essaie parce qu'autour de moi, tout le monde a le même réflexe !

Au bout d'1h56 de course, je n'en reviens pas, ça y est, JE LES AI FAITS !